Tortue géniale à Ibiza
Nous arrivons aux Baléares de nuit le samedi 30 mars au terme d’une navigation de 14 heures sous un vent de secteur nord-est. Nous jetons l’ancre à la Cala Sauna sur l’île de Formentera, juste à côté d’un énorme voilier dont le feu de mouillage rouge, couleur inhabituelle, nous intrigue de prime abord, jusqu’à ce que nous puissions voir les lumières des cabines pour comprendre qu’il s’agit bien d’un bateau.
Le temps n’est guère encourageant pour nos deux premières journées sur l’archipel : Il pleut une bonne partie de la journée, le ciel est gris… Mais on se balade quand même ! L’île de Formentera est superbe. Depuis un mouillage au nord en milieu de journée à la Cavall d’en Boras près de La Savina, nous mettons pied à terre pour tenter de rejoindre un restaurant que l’on a pris soin d’appeler au préalable (le dimanche hors-saison il n’y pas grand chose d’ouvert sur l’île). Le chemin passe au milieu des pins, des genêts et des romarins en fleur que l’on respire à pleins poumons, avant de longer la côte est battue par les vagues et la bruine. Nous sommes à moitié trempés quand nous arrivons au resto, il fait bon se mettre au chaud devant une marmite de moules !
Pour notre deuxième nuit aux Baléares nous jetons l’ancre à S’Espalmador, une île entre Formentera et Ibiza dotée d’une magnifique plage semi-circulaire, abri idéal pour les bateaux. Cette île qui appartient à une richissime famille belge est classée réserve naturelle et reste libre d’accès. Déjà magique sous la grisaille ce petit coin de paradis l’est encore davantage au soleil, comme on peut le voir dans la vidéo qui suit.
Le lundi 1er avril nous quittons notre beau mouillage pour rejoindre Ibiza. Vers midi nous sommes amarrés à Eivissa juste en face de la citadelle que l’on visite plus tranquillement le lendemain, quand le soleil revient. A cette période de l’année il n’y a pas grand monde dans les ruelles et les volets sont fermés pour la plupart, les terrasses sont désertes… La ville semble endormie dans l’attente des jours plus ensoleillés où la jet-set de tous les pays viendra de nouveau peupler les discothèques et les bars branchés.

Après 2 nuits à Eivissa nous allons nous reposer encore une journée au port de Santa Eulalia, agréable station balnéaire familiale, et de là nous gagnons le nord de l’île pour un dernier mouillage avant la traversée vers Majorque. C’est sur notre route, tout près de l’îlot de Tagomago que nous apercevons la très jolie tortue qui pose pour la photo en tête de cet article, et une heure plus tard nous jetons l’ancre à la Cala de Sant Vicent. Le soleil couchant allonge de grandes ombres de palmier sur le sable de la plage, jette ses dernières couleurs sur les eaux turquoise de la crique et réchauffe les goélands argentés, très chics avec leur queue noire à pois blancs. Les abris traditionnels des petits bateaux de pêche se serrent l’un contre l’autre à l’approche du soir. Le paysage sombre doucement dans la nuit et Coromandel se repose avant la longue navigation de demain.

Enfin des news !! Sublime tortue. Elle me nargue un peu mais c’est bon de vous lire 🙂 je vous embrasse fort
Zeina
Merci Zeina, grosses bises de Corse, on vient d’arriver à Porto Vecchio !