Levante encore et toujours
C’est l’histoire d’un vent d’est qui ne veut pas nous quitter… Après Ceuta cap sur Malaga, passant au large de Gibraltar et de son fameux rocher que l’on voit émerger au dessus des brumes. Nous croisons encore plusieurs mastodontes : Tankers, pétroliers, bateaux de croisière, etc. Ils sont nombreux dans le secteur à faire la route entre Atlantique et Méditerranée, dans un sens ou dans l’autre. Leur navigation est réglementée : Ceux qui vont vers l’ouest passent au nord, ceux qui vont vers l’est passent au sud.

La route est longue depuis Gibraltar jusqu’aux Baléares. Il nous faut longer toute la côte espagnole jusqu’au Cap de la Nao au sud de Valence, et malheureusement le vent ne cesse de nous pousser en sens contraire. Il s’agit du Levante, un vent d’est dont on nous avait déjà parlé à Faro, et qui souffle assez fort de février à mai en méditerranée occidentale. Nous bataillons donc pendant de longues journées à tirer des bords pour remonter péniblement la Costa del Sol et la Costa Blanca. Il nous faut au total 14 jours pour faire les 350 miles de Tarifa à Altéa. En tirant des bords dans une mer agitée voire forte c’est en réalité pas loin de 500 miles que le bateau doit parcourir avant de pouvoir mettre le cap sur les Baléares !
La navigation ne nous laisse guère de répit et l’équipage fatigue, on profite assez peu des escales. Ce qui n’est pas si grave car le paysage n’est pas des plus jolis. Des pans entiers de la côte sont recouverts de plastique : Ce sont les serres dans lesquelles poussent les légumes d’Espagne qui alimentent l’Europe entière pendant l’hiver.

D’autres secteurs sont bariolés d’immeubles immenses où viennent s’entasser les touristes en mal de soleil. Voici par exemple un cliché de Benidorm, une sorte de Las Vegas balnéaire au nord-est d’Alicante… Pas très jojo vu de la mer.

Tout de même on peut trouver ici et là de chouettes trucs à voir, mais ils sont souvent perdus au milieu d’un urbanisme qui ne les met guère en valeur. On se plaît à flâner dans les jardins de Malaga baignés du parfum des orangers, à se rapprocher des tours génoises perchées au dessus de la mer, à contempler les vestiges romains de Carthagène en imaginant à quoi la ville pouvait bien ressembler au temps d’Auguste…
Autour des jardins de Malaga
Alcazaba et cathédrale de Malaga
Les jardins de Malaga
Orangers des jardins de Malaga
Théatre romain de Carthagène
Le théatre romain, détail
Tour génoise sur la Costa del Sol
Eglise au dessus d'Altea