Galères de mi-octobre
Du 12 au 15 octobre la météo se complique et nous avons bien du mal à poursuivre notre route vers le Portugal. Après avoir quitté Combarro nous ne ne sommes même pas encore sortis de la ria (estuaire) de Pontevedra qu’un vent du sud nous expédie des rafales à 30 nœuds chargées de pluie… Nous décidons illico de mettre le cap sur le petit port de Beluso, bien à l’abri derrière une chaîne de collines. Nous repartons 2 heures plus tard en espérant pouvoir franchir, malgré le coup de vent, les quelques milles exposés qui séparent notre ria de la suivante, la ria de Vigo. Peine perdue, quand nous sommes au large de la Punta Couso le bateau peine à avancer au près dans des vagues de plus de 4 mètres et des rafales à 40 nœuds, au tout premier virement de bord nous comprenons qu’il n’est pas très sérieux d’essayer de tenir tête à la mer dans ces conditions et nous rebroussons chemin.

Le samedi matin nos sources météo sont assez peu cohérentes, les modèles semblent avoir du mal à s’accorder sur les prévisions. Vu de notre abri le temps nous semble tout de même plus sympathique et nous décidons de repartir en milieu de journée pour Vigo. Effectivement, après la Punta Couso le bateau remonte au vent à presque 7 nœuds dans une mer beaucoup moins forte, en moins de 2 heures nous sommes en vue de Vigo et nous pouvons prendre le temps d’aller mouiller aux îles Cies le temps du goûter avant de mettre le cap sur la ville.
La balade est trop courte et nous regrettons de ne pouvoir passer plus longtemps à visiter ce magnifique archipel ! D’autant plus que Vigo nous accueille sous la pluie dans une marina coincée en face d’un centre commercial bardé de néons criards… Et que nous découvrons que notre prise électrique de quai ne fonctionne plus :/ Nous repartons dès le lendemain matin et nous arrivons le dimanche 14 octobre, après 11 heures de navigation sous un vent très variable, à Povoa de Varzim, notre premier port portugais. La tempête se déchaîne pendant la nuit et il faut sortir sous les rafales et la pluie battante pour ré-amarrer le bateau à un ponton à moitié délabré… Le lendemain nous tentons de quitter le port vers midi et nous sommes rattrapés par la navette des sauveteurs qui nous pousse à faire demi-tour : Malgré le feu vert donné par la capitainerie le matin même les conditions de houle sont telles qu’il faut attendre marée haute pour franchir les hauts fonds à la sortie du port… Repartir le soir ne nous enchante guère, nous préférons attendre le lendemain !