La Costa de la Muerte !
Le dimanche 7 octobre nous quittons avec regret La Corogne, ville très agréable avec sa grande plage en plein centre, ses ruelles piétonnes où il fait bon flâner et ses bistrots où l’on sert de délicieux tapas : Poulpe mariné, calamar frits, petits poivrons grillés, moules à l’escabèche…
Alors que la météo annonçait une bonne brise, nous devons rester au moteur en attendant que le vent se lève et nous permette d’affronter la houle assez forte qui secoue le bateau depuis sa sortie du port. Pas facile dans ces conditions de faire une photo de la tour d’Hercules, phare romain érigé du temps de Trajan et d’Hadrien, vieux de 2000 ans et toujours en fonctionnement !

Dès que le vent nous permet de mettre les voiles nous mettons le cap vers les îles Sisargas avec leurs énormes flancs rocheux où la houle vient se briser en gerbes d’écumes visibles à plusieurs kilomètres. La côte au sud de La Corogne porte le nom très rassurant de Costa de la Muerte — la côte de la Mort ! — et les rochers à fleur d’eau ne sont presque jamais balisés, il faut penser à consulter régulièrement la carte et le pilote côtier.

Nous poursuivons la route jusqu’à la ria de Camariñas en contournant le Cabo Vilán qui offre un paysage remarquable au soleil de fin de journée. Le vent à forci et nous filons à presque 8 noeuds dans la houle et les rafales qui font dévier le bateau de sa trajectoire… Un équipier barre pendant que l’autre reste l’œil rivé sur la carte pour éviter les cailloux ! Nous arrivons enfin au petit port de pêche de Muxia vers 19h, juste à temps pour les tapas 🙂
